Soutien à la liberté d'expression des Français

Cezary Krysztopa, rédacteur en chef de Tysol.pl: "A l'occasion du 40e anniversaire de Tygodnik Solidarność, nous soutenons la liberté d'expression en France "
 Soutien à la liberté d'expression des Français

Il existe une vieille malédiction chinoise, très connue en Pologne, qui dit : «Puissiez-vous vivre des temps extraordinaires.» Je ne sais pas qui nous a maudits, mais nous vivons effectivement une époque de plus en plus «extraordinaire» et pas dans le bon sens du terme. La «fin de l'histoire» a été annoncée prématurément, et l'Occident vers lequel nous, Polonais, avons fui le communisme soviétique, vire dangereusement vers les rivages du totalitarisme que nous connaissons si bien.

Cette année, Tygodnik Solidarność, l’hebdomadaire du syndicat polonais éponyme, célèbre son 40e anniversaire. Le 3 avril 1981, avec un tirage de 500 000 exemplaires, le premier numéro du premier magazine libre de ce côté du rideau de fer était publié. Il a fait partie intégrante des réalisations de notre syndicat Solidarność, qui a permis de changer le monde en le rendant plus libre. En ce sens, Tygodnik Solidarność est devenu un symbole de la liberté d'expression non seulement à l'échelle polonaise, mais aussi européenne voire mondiale. La liberté en général et la liberté d’expression en particulier traverse des temps difficiles en ce moment en Occident. De grandes entreprises monopolisent les flux d'informations et d'opinions sur Internet. Internet (qui s'en souvient aujourd'hui ?) devait nous donner une liberté illimitée. Désormais ces géants numériques censurent à tout va tous les « dissidents » du politiquement correct. Le cas de Donald Trump, président des États-Unis, est le plus emblématique, mais il n’est hélas ni le premier ni le dernier. Cependant, ce n'est pas le seul aspect de la lente disparition de la liberté d'expression. Les médias mainstream ont qualifié la censure du président des États-Unis sortant comme l’un des plus «grands jours du journalisme». Et dans de nombreux pays européens il est difficile de trouver des chaînes de télévision, des journaux ou des portails qui ne suivent pas la tendance dominante du politiquement correct libéral de gauche. En Europe centrale et orientale, nous connaissons très bien ce phénomène depuis l'époque communiste, où nous avions de nombreux médias à notre disposition, mais qui « bizarrement » parlaient tous d'une seule et même voix. Aujourd'hui, contre toute attente, nous voyons le même phénomène en Occident.

Toutefois, nous appartenons à une nation qui refuse de se soumettre ; une nation qui est devenue, surtout ces dernières années, un phare qui donne de l’espoir à ceux qui n’ont pas le droit à la parole dans leur pays. Pour eux, l’emblème Solidarność, qui est notre honorable participation, constitue une lueur d’espoir dans l’obscurité de la censure. Nos amis français conservateurs, dont les voix sont étouffées dans leur propre pays, ont demandé de l'aide. Toute personne refusant de se soumettre au politiquement correct y est stigmatisée. Non seulement du fait de nombreuses lois, comme celle sur la limitation de la liberté d’expression sur l'avortement, mais aussi via l'exclusion du débat et autres obstructions systémiques telles que le djihad judiciaire. Ainsi, dire la vérité sur l’Islam ou l’immigration est immédiatement attaqué par des ONG, même quand elles savent qu’elles vont perdre. Le but est d’épuiser financièrement et psychologiquement ceux qui disent la vérité. C’est aussi un avertissement pour les autres - écrit Patrick Edery, qui dirigera le site d’information en langue française http://Tysol.fr. À l'occasion du 40e anniversaire de Tygodnik Solidarność, nous relevons le gant pour faire face à la censure.

Avec le sceau de Solidarnośc, nous nous rallions au mot d’ordre : «Pour notre liberté et la vôtre» et nous honorons les Français qui ont abrité et soutenu la pensée libertaire polonaise à l'hôtel Lambert pendant la triste période des partitions. À partir d’aujourd'hui, autant que nous le pourrons, nous abriterons la liberté d’expression française. Notre objectif est de répondre positivement aux représentants d'autres pays qui frappent déjà à notre porte et pensent que cela vaut la peine de se réfugier chez nous. Certains diront que nous essayons de vider la mer avec un seau. Peut-être. Mais les travailleurs du chantier naval de Gdańsk et d'autres usines ont entendu la même chose. Et pourtant... ils ont changé le monde ! Nous vous invitons chaleureusement à venir visiter http://Tysol.fr.

Cezary Krysztopa, rédacteur en chef adjoint de Tygodnik Solidarność (hebdomadaire du syndicat Solidarność) et rédacteur en chef de son site d’information : http://Tysol.pl

 

 

 


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