Face au déclin de l’Europe : Que faire ?

Dans mon petit livre « Que faire ? Vivre avec le déclin de l’Europe » (2019), j’ai tenté de fournir un bréviaire pratique à tous ceux qui déplorent, comme moi, la lente disparition de l’identité occidentale. Si nous voulons militer pour sa survie, il ne suffit pas de se borner au domaine politique : il faut défendre nos valeurs et notre manière d’être dans la vie quotidienne. La rubrique présente fournit les idées clés de « Que faire ? » sous forme d’une pensée du jour.
 Face au déclin de l’Europe : Que faire ?

Chronique n°3 : Désobéir

Arrêtez de jouer au citoyen modèle qui, en bon chrétien, tend bravement l’autre joue quand on vient de le gifler. Au contraire : cessez de jouer au bétail, indignez-vous, pour reprendre la célèbre formule de Stéphane Hessel, et exprimez votre colère par des actes, tout en ne vous attendant pas à pouvoir changer le cours des choses du jour au lendemain à vous tout seul. L’objectif n’est pas – ou en tout cas pas encore – celui de lancer un nouvel assaut de la Bastille, mais plutôt celui de montrer, par vos actions, qu’une résistance au système politique et social existe bel et bien et ose se manifester en paroles et en actes. Pourquoi laisser le monopole de la contestation aux fondamentalistes musulmans, permettant ainsi involontairement aux élites politiques de prendre en otage les citoyens européens honnêtes et de se présenter en tant que « défenseurs » de ce qu’ils appellent les «valeurs» européennes? Nous aussi, nous nous opposons, bien que pour des raisons très différentes et en condamnant fermement toute atteinte à la vie ou aux biens de nos concitoyens, au déclin culturel, spirituel, matériel et économique d’une société pourrie par l’argent, le court-termisme et l’égoïsme. Ainsi, laissez-vous inspirer par la théorie de l’action directe des syndicalistes révolutionnaires et osez manifester votre indignation au grand jour par des actes symboliques, pacifiques et légaux afin de discréditer ceux qui ruinent l’Europe et d’attirer le regard de tous ceux qui, comme vous, se sentent perdus et trahis.

Retrouvez la chronique n°1 ici et la chronique n°2 ici

David Engels, essayiste et historien belge, est professeur d'histoire romaine à l'Université libre de Bruxelles et travaille pour l'Instytut Zachodni à Poznań

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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