Comprendre la foi catholique [chronique de l'abbé Mateusz Markiewicz]: descendu du ciel

La première des affirmations de notre symbole de foi au sujet de la venue de la deuxième Personne divine parmi nous est celle de sa descente du Ciel. Le Verbe de Dieu était au Ciel et il s’est déplacé vers nous, vers le bas. Cette image est tellement parlante que l’on peut croire qu’il était question d’un mouvement dans le lieu, comme si Jésus avait pris un escalator allant vers le bas. Mais cette image n’est pas tout à fait vraie.
 Comprendre la foi catholique [chronique de l'abbé Mateusz Markiewicz]: descendu du ciel

Ce qu’il faut voir en premier est le fait qu’en descendant sur la terre, le Verbe de Dieu n’a pas quitté le ciel, même si on peut y songer à la première approche. En tant que Dieu, Il a gardé cette qualité qu’est l’omniprésence. Cette descente du ciel ne signifie donc pas l’absence d’un lieu pour être dans un autre, où on n’était pas auparavant. Dans le cas du Fils de Dieu, il s’agit d’un autre mode d’existence sur la terre. Il n’est plus seulement question de la présence de type céleste, c’est-à-dire en tant que Dieu qui maintient dans l’être toute la création. Il s’agit d’un nouveau mode de présence parmi nous, terrestre, comme le sont toutes les réalités de notre planète. Dans cette affirmation du credo, nous soulignons donc un nouveau mode d’être pour le Verbe de Dieu, qui Le fait descendre de là où Il était, mais non au sens purement local.

Cette descente de Dieu au niveau des hommes peut être entendue comme une sorte du retour à la situation des temps de nos premiers parents, quand Dieu se promenait dans le jardin, quand sa présence était bien plus perceptible, car physiquement plus proche. Dieu descend sur la terre pour montrer à nous tous qu’Il veut être proche de nous et qu’Il ne se contente pas d’une vision d’en-haut qu’Il a de nous. Par la descente de l’endroit de bonheur absolu dans l’endroit corrompu par le péché, Dieu montre que c’est en étant proche qu’Il veut réparer ce que nous avons détruit. Il le fait même s’Il n’a pas besoin de se mettre à notre niveau, car Il est toutpuissant. Cependant, Il le fait par sa propre bonté, qui ne dédaigne pas notre condition. Pour Dieu, le mouvement vers le bas n’est pas une humiliation, mais une preuve que l’amour sait être humble. Pour mieux montrer à quelqu’un qu’on l’aime, qu’on s’occupe de lui, il faut s’approcher de lui aussi physiquement. Je pense que la dernière année nous a sensibilisés au fait que même la meilleure présence virtuelle ne remplace pas le contact direct, celui d’une vraie présence.

Dans ce fragment du credo, nous avons donc un message de confiance, d’espérance. Cette affirmation nous montre la proximité de Dieu, qui par amour de nous, pour notre salut, est capable de devenir l’un d’entre nous, se mettre au vrai sens du terme à notre niveau, pour nous emporter ensuite, avec Lui, de nouveau là-haut, au ciel, d’où Il est descendu. Ce mouvement du Fils de Dieu fait objet des affirmations contenues dans la suite du symbole de foi que nous verrons au cours des prochaines semaines.

Chroniques de l'abbé Mateusz Markiewicz, prêtre catholique, membre de l'Institut du Bon Pasteur.

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Retrouvez la chronique n°4: "Unicité et perfection de Dieu" en cliquant ici

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Retrouvez la chronique n°9: "né du Père avant tous les siècles" en cliquant ici

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Retrouvez la chronique n°11: "par qui toutes choses ont été faites au ciel et en la terre" en cliquant ici

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