L’Etat français est-il en train de réinventer le triangle rose ?

Vous n’avez sans doute pas raté les affiches publicitaires LGBT émanant du Ministère de la Santé, qui ont envahi l’espace public depuis quelques jours. « Mon père est gay », « ma coloc est lesbienne », « oui, ma petite fille est trans » etc, qui s’affichent partout, avec le slogan : « face à l’intolérance, à nous de faire la différence »
 L’Etat français est-il en train de réinventer le triangle rose ?

Les lobbies LGBT ne se sentent pas offensés visiblement que des personnes, hommes et femmes, soient réduits, dans des spots publicitaires financés par l’Etat, à être présentés avec une étiquette sexuelle.

Moi qui pensais que la République considérait les citoyens sans distinction de race, de culture ou de religion, je suis bien obligée de réviser mon jugement. Exit la déclaration des droits de l’homme et du citoyen ! Maintenant, nous avons la déclaration du citoyen gay, bi, trans etc auquel il faudra bientôt ajouter la couleur et l’appartenance religieuse, les éventuelles maladies ou handicaps etc

Ce qui se passe actuellement, c’est que la République française, au lieu d’unifier, de rassembler, discrimine, subdivise les citoyens en les classant selon telle ou telle de leurs particularités. Ici personne ne semble s’offusquer que des personnes humaines soient définies sous l’angle de leurs choix sexuels.

Ceci pose un problème essentiel : depuis quand l’orientation sexuelle des individus concerne l’Etat ? Depuis quand l’Etat doit-il décider de ce qui relève de la sphère intime ?

Et en l’occurrence ici, en quoi l’Etat est-il chargé de nous enseigner ce que nous devons penser de telle ou telle pratique sexuelle, de telle ou telle « identité de genre ?  Ceci entre dans le cadre d’une stratégie de propagande qui sort totalement des prérogatives de l’Etat.

Que l’Etat se préoccupe de la transmission  des MST, du HIV, de la prise en charge de la toxicomanie, on peut le comprendre. Mais utiliser l’argent public pour nous faire avaler de force une doctrine libertaire, devient très préoccupant.

Nous pourrions, nous, que le lobby LGBT affuble du nom aussi grotesque que scientifiquement inepte, de « cisgenres », demander à l’Etat de nous offrir la même couverture publicitaire : en effet, exclure telle ou telle mode de sexualité, dont la nôtre, qui est celle de l’humanité, est une discrimination. Je préfère ne pas utiliser le terme « hétérosexualité », qui est un néologisme destiné à imposer comme « modèle » alternatif ou équivalent, l’homosexualité : or la sexualité par définition, dans son sens et sa portée, dans sa cause et sa finalité, implique l’altérité des sexes.  Et il n’existe sur terre qu’une seule espèce humaine composée de femmes et d’hommes et qu’un seul mode de reproduction, y compris à l’échelle des gamètes dans les centres de FIV.

Tout le reste est une construction idéologique qui vise à détruire l’unité de la personne et ses attachements naturels, de façon à produire un être atomisé, que l’on pourra manipuler à l’infini.

Comme le disait justement Valeurs actuelles dans son numéro sur «  le délire transgenre », l’idéologie du genre est un délire, un délire né d’une idéologie libertarienne, qui, tout en brandissant le drapeau de la tolérance, refuse  et sanctionne en réalité toute opposition, toute expression divergente. Cette idéologie est en train de se transformer, avec le soutien de l’Etat, en véritable police de la pensée.

Une nouvelle police des mœurs, en somme, pour l’avènement d’un nouvel ordre moral.

Sabine Faivre

 

 

 

 


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