Il s’est incarné

La venue du Fils de Dieu dans le monde est décrite dans notre symbole de foi avec des paroles très directes, car elles énoncent la prise d’une chaire par Dieu : Il s’est incarné. Ce fait est très important pour la foi chrétienne, car il atteste que Jésus-Christ est à la fois vrai Dieu et vrai homme.
 Il s’est incarné

Pour mieux comprendre cette affirmation, il faut se rappeler qu’avoir une chaire est une propriété d’un être humain vivant. Une fois mort, notre corps devient un cadavre, car notre âme n’y est plus. Dire du Fils de Dieu qu’Il s’est incarné veut dire aussi qu’il a eu une âme humaine, autrement, son corps ne serait pas un corps humain. Cette réalité était niée par certains hérétiques des premiers siècles, qui ne voulait pas reconnaître la vraie humanité du Christ, soit en disant que la divinité s’est fabriqué un corps, à l’instar des anges qui prennent de la matière pour se montrer aux humains ; soit en affirmant une absurdité, à savoir que la divinité a pris place de l’âme humaine, ce qui nierait l’humanité du Verbe Incarné. Notre symbole de foi affirme un dogme : le Messie était à la fois vrai Dieu et vrai homme.

La corporéité humaine du Christ, lié indissociablement, par définition, avec son âme humaine, était un fait tangible par ses contemporains. Dans des nombreux passages nous voyons le Fils de Dieu manger, boire, se reposer, toucher les personnes, les objets. Tout cela n’était pas une illusion, mais une présence réelle d’un vrai être humain, qui était en même temps Dieu. Il était de même après la résurrection, quand le Christ ressuscité mange avec ses disciples pour prouver qu’Il n’est pas un fantôme. Cette union des deux natures en une personne, appelée aussi l’union hypostatique, était en vue de notre salut. Il devait se faire pour les hommes et par l’homme.

Il est bon de dire ici un peu sur l’humanité de Jésus-Christ, car on peut avoir une vision un peu trop infantile de ce qu’un homme qui est à la fois Dieu. On peut les résumer à la vision d’une personne qui doit juste faire semblant d’être homme, mais n’a besoin de rien faire de typiquement humain, y compris de manger et de boire. Quand on dit que le Messie était un vrai homme, on lui attribue tout ce qui concerne notre nature et ses opérations vitales. La seule chose qu’on nie à son sujet est la tache du péché originel, car le Fils de Dieu est sans péché. Cela ne veut pas dire qu’Il n’a pas eu à subir les conséquences communes de ce péché, résultant par exemple de l’expulsion du paradis ou du désordre introduit dans le monde créé. Mis à part cela, le Christ était l’homme le plus intelligent sur la terre et doté de toutes les qualités humaines et ceci dans leur perfection. Il était un homme parfait, plus parfait même qu’Adam.

Et c’est en tant que cet homme qu’Il nous a sauvé, grâce à son union avec la divinité. En devenant l’un d’entre nous, Il n’a pas cessé d’être Dieu, mais Il a montré plutôt qu’Il est vraiment Emmanuel, c’est-à-dire, Dieu avec nous.

 

Chroniques de l'abbé Mateusz Markiewicz, prêtre catholique, membre de l'Institut du Bon Pasteur.

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