Bioéthique : la France ouvre la boîte de Pandore

Dans la nuit de mercredi 9 juin à jeudi 10 juin, l’Assemblée Nationale a adopté, à 1h30 du matin, le projet de loi bioéthique, dans le silence feutré de l’hémicycle, et en l’absence de la majorité des députés.
 Bioéthique : la France ouvre la boîte de Pandore

Seuls 130 députés étaient présents. 43 d’entre eux se sont opposés ou abstenus, tandis que 84 d’entre eux ont approuvé le texte, entérinant la loi sur la PMA pour les couples de lesbiennes, porté par Emmanuel Macron et sa majorité, et ce, après avoir méprisé les conclusions des Etats Généraux majoritairement hostiles à ce texte et réduit le temps de parole des adversaires à quelques heures symboliques.

Faisant cela, ils ont montré qu’ils étaient prêts à passer en force, au mépris du débat démocratique, engageant la France dans un changement anthropologique majeur : la constitution d’un droit à l’enfant, né du désir individuel de femmes souhaitant requérir à la procréation artificielle au frais des contribuables, et ce, alors qu’elles ne souffrent d’aucune stérilité médicale.

Plus grave, est le fait d’inscrire dans la loi l’effacement du père, et d’imaginer qu’à l’avenir, sur l’état civil de l’enfant, celui-ci sera déclaré enfant né de deux femmes, ce qui est un mensonge et une fiction.

Tous les pères de France se trouvent désormais relégués au rang des inutiles, sous l’action d’une Présidence sans âme ni boussole, qui précipite notre pays sur la voie de ses projets criminels.

Le vivant n’existera désormais que par le fait de la volonté, du seul désir individuel, dont on connaît la propension au caprice, à l’immédiateté, et à l’éphémère.

Or la vie est irréductible à toute tentative de prise de pouvoir sur elle. Quelle que soit la législation, l’enfant saura toujours qu’il a quelque part un père qui l’a conçu, son père dans l’ordre de la filiation humaine. Et ce sentiment naturel, nulle loi ne pourra le changer, quand bien même les lobbies s’efforceraient de vouloir l’éradiquer.

Mais Emmanuel Macron ne sait pas ce qu’est être père. S’il l’avait été, sans doute que ce projet aurait pu évoluer différemment. Pourquoi s’encombrer d’une problématique qui ne le concerne pas ?

La filiation n’est pas que d’intention. Elle appartient à l’ontologie, avant même d’être une construction sociale. La première famille d’un enfant est donc d’abord celle qui lui donne la vie.

Et ceci a des conséquences incalculables ne serait ce qu’en terme de développement pour l’enfant, d’héritage génétique, d’éventuelles maladies, de marqueurs physiques et psychologiques. Comment vouloir priver un enfant de l’accès à ces données et aux personnes qui  forment cette histoire, son histoire ?

Le chef de l’Etat a voulu rayer tout ça au rang des données inutiles.

Parallèlement, celui-ci croît s’ériger en grand défenseur du bien mondial avec sa proposition de vaccin pour tous. Mais on a envie de lui dire que le vaccin n’est rien au regard de la protection de la filiation qui fonde notre humanité : celle qui advient par l’union de l’homme et de la femme.

C’est d’ailleurs plus qu’un bien commun, c’est un patrimoine universel.

Sabine Faivre

 

 

 

 

 

 

 

 


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