Le plan Z

Toute la presse est en émoi depuis de nombreuses semaines sur la potentielle candidature du fameux journaliste Éric zemmour. Et pour causes...
 Le plan Z

Les réseaux sociaux, assoiffés de buzz, de nouveautés et de punchlines plus ou moins ciselées se délectent chaque jour de groupes diverses et variés qui soutiennent Zemmour. " génération Z", " les femmes avec Zemmour" ou encore le #Zapero, hatchtag fédérateur des amis du polémiste qui le regardent chaque soir sévir sur Cnews, la chaîne qui semble déranger.

Affiches et tracts financés sur le denier des militants ont suffit à faire réagir le Peyreffite des temps modernes, Stéphane Séjourné. Cette homme de l'ombre de  Macron, qui l'est de moins en moins s'est même interrogé dans la presse pour savoir si le temps de parole des éditorialistes devaient être comptabilisé, inspiration orwellienne. L'affolement est légitime est pour plusieurs raisons. 

La première est que les français refusent toujours à 70% dans les sondages le duel macron / le pen. Et qu'il y a donc à 1 an du scrutin présidentiel de l'espace, surtout compte tenu de l'abstention annoncée (presque 40%).

Ensuite, le clivage laxisme/ sécurité qu'incarne le président de la République et la présidente du Rassemblement national ne suffit plus à nourrir le débat. La question de la sauvegarde ou de la destruction civilisationnelle est posée sur la table. 

Enfin, l'effondrement et l'absence d'incarnation à ce jour des LR rend impatient des militants, cadres et citoyens de trouver une alternative. La frénésie numérique autour de la potentielle candidature se justifie donc. Le pouvoir d'attraction de Zemmour est incontestablement flagrant. 

Le 19 mai, il s'est rendu à la manifestation des Policiers. J'ai pu me rendre compte à ses côtés que l'attirance virtuelle était passée en 3D. L'accueil qui lui fut réservé ne laisse pas de doutes quand à sa popularité. 

En a t-il envie?  Ses proches vous diront qu'il réfléchit, que l'issue des élections régionales sera déterminante dans sa maturation. 

Qu'à t'il à perdre ? Une aura quotidienne sur Cnews qui frôle le million de téléspectateurs chaque soir. Les revenus en découlant aussi. Basculer dans le partisanisme lui ferai perdre de sa liberté de ton dirons certains. 

En toute objectivité, sa carrière journalistique est à son apogée. Alors il semble que sa réflexion n'est pas liée à une soif d'ego mais plus à une philosophie de vie de se demander, non pas qu'ai je dit ? Mais plutôt qu'ai je fait pour mon pays. 

Les italiens ont porté en leur temps un clown avec le mouvement 5 Étoiles, les américains un business man à la Maison Blanche. Dans la pure tradition française, les français décideront peut être de confier les clés du pays à un intellectuel, homme de lettres. L'avenir nous le dira.. 

Benjamin CAUCHY, conseiller en communication & chroniqueur ( Cnews, GGRMC, SudRadio, Tysol)


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