Pour eux, l’immigration n’est pas un problème, c’est un projet : l’exemple des « mineurs » migrants

Philippe OLIVIER, conseiller de Marine Le Pen et député européen, nous alerte sur le détournement de l’aide à l’enfance au profit d’une nouvelle filière d’immigration.
 Pour eux, l’immigration n’est pas un problème, c’est un projet : l’exemple des « mineurs » migrants

Plus personne n’ignore la fraude sociale à laquelle le dossier des migrants prétendus « mineurs » donne lieu. Plus de 70 % d’entre eux profitent de prestations à hauteur de 50 000 euros par an et par bénéficiaire, sans souvent justifier de la première condition de ces largesses sociales, la condition de minorité.

Les esprits distraits y verront une sorte de loupé administratif, un trou dans la raquette politique, phénomène courant dans la gestion de nombre de dossiers enfouis dans les logiques administratives ou dissimulés par les petites pudeurs politiques.

Cette fraude est aujourd’hui parfaitement identifiée et connue. Pour autant, elle est non seulement tolérée mais aussi taboue. Pourquoi ? tout simplement parce que nous sommes en présence d’un véritable détournement de l’aide sociale à l’enfance au profit d’une nouvelle filière d’immigration.

Immigrationnisme et impressionnisme

Cette submersion de notre pays, parfaitement consciente, s’effectue en catimini, à la manière des impressionnistes, par petites touches, en enrubannant son impopularité d’une sémantique trompeuse : le terme de « mineurs non accompagnés » (MNA) évite de prononcer le mot qui fâche : « migrants ». La formule vise également à faire oublier que ces clandestins sont en réalité bien accompagnés, notamment par des réseaux de passeurs dont les pouvoirs publics prennent le relais, en toute connaissance de cause, via des associations.

 1976-2016 :  40 ans d’immigrationnisme

La question des mineurs migrants émerge dans les années 2000 avec l’explosion des bénéficiaires dans le département martyr de la Seine Saint Denis. En 2011, pour le désengorger en silence, des magistrats décidèrent, de leur propre chef, une répartition dans 20 départements voisins. Mais en perdurant et en s’amplifiant, la saturation obligea à la conclusion d’un accord interdépartemental de mutualisation. Il fut conclu le 31 mai 2013 entre les départements et l’Etat. Annulé par le Conseil d’Etat pour défaut de bases législatives (Décision du 30 janvier 2015), ce dispositif d’étalement de MNA sur l’ensemble du territoire fut régularisé par la loi du 14 mars 2016, sous le quinquennat Hollande/Macron.

La logique immigrationniste prenait ainsi pied légalement ; elle peut désormais se dérouler sans frein.

De l’admission volontaire à la relocalisation obligatoire

Progressivement, à l’image de ce que prépare l’Union Européenne, cette « réadmission » de migrants dans les départements a basculé de  « volontaire » à obligatoire.

C’est dans ce cadre juridique que M. Dupont Moretti, Ministre de la justice, a pu signer le 29 mai 2021  un décret (JORFn°123 du 29 mai 2021) ordonnant pour l’année 2021 aux départements un quota d’admissions de ces MNA. On remarquera que les conseils départementaux se voient ainsi imposer un pourcentage de migrants, sans précision du nombre et donc sans détermination possible du coût final de cette prise en charge.

Aide sociale à l’enfance : l’art du détournement

Pour ses promoteurs, ce dispositif de ponction des départements revêt trois avantages principaux :

- Tactique : il a pu se mettre en place en toute discrétion avec la complicité des présidents de Conseils départementaux mais dans le dos des citoyens.

- Stratégique : il a ouvert sans le dire un nouveau financement pour alimenter le puits sans fond de l’immigration : 2 milliards par an mis à la charge des départements.

- Moral : il permet, enfin, de se retrancher derrière des motifs prétendument moraux et la protection de l’enfance pour ouvrir une nouvelle filière d’immigration et de régularisation de clandestins.

Aujourd’hui, cette folle politique est en passe de ruiner les caisses sociales des départements et aboutit à une explosion de la délinquance : la préfète de la Gironde indique par exemple, que pour la ville de Bordeaux, 42% des actes de délinquance des mineurs sont le fait des MNA.

Du regroupement familial aux « mineurs » migrants

Quarante ans presque jour pour jour après le funeste décret du regroupement familial (décret du 29 avril 1976) qui transforma l’immigration de travail en immigration de peuplement, l’administration puis le législateur ont donc décidé de sacraliser juridiquement une nouvelle filière d’immigration, une filière d’immigration exponentielle puisqu’elle ouvre le droit pour ses bénéficiaires au regroupement familial, un regroupement élargi aux frères et sœurs.

Le dossier des migrants « mineurs » nous confirme, s’il en était besoin, que l’immigration n’est pas pour nos dirigeants un problème mais un projet. C’est un projet minutieusement mis en œuvre qui se déroule sans le dire, sans l’avouer, sans être contrarié.

Tout se joue dans notre dos. La seule arme du peuple français contre ce processus de submersion organisée de notre Pays et de ruine de nos systèmes sociaux, c’est le bulletin de vote.

Les 20 et 27  juin auront lieu des élections départementales qui concernent la collectivité touchée par cet hallucinant scandale.

Ceux qui ne saisiront pas cette occasion pour exprimer leur réprobation en porteront une part de responsabilité.

Philippe OLIVIER, député européen & conseiller de Marine Le Pen


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