Féminisme 2.0: un totalitarisme de plus

Depuis 1791, Olympe de Gouges, femme de lettres française, fit de son combat pour le « sexe malheureux », un véritable combat politique. Loin de son action en faveur de l’égalité des femmes et des hommes, les féministes d’aujourd’hui l’ont toutes trahie.
 Féminisme 2.0: un totalitarisme de plus

La défense de l’image et de la place de la femme dans nos sociétés est devenue une idéologie parfois bien prédatrice. Ce qui doit rester un combat légitime pour l’égalité homme/femme se transforme aujourd’hui, en une piteuse démonstration de misandrie.

 

En 1971, 343 femmes avouaient dans un manifeste, avoir avorté. La loi Veil leur apporta en janvier 1975, le choix, la sécurité et la dignité. Aujourd’hui, le combat légitime s’est transformé en un pathétique cirque.

Revenons en 2013. Quelques jours avant Noël en l’église de la Madeleine à Paris, une Femen simule l’avortement de Jésus, à grand renfort de sang de veau et de seins dénudés. Elle lutte contre une campagne anti-avortement. En réalité, cette femme trahit la cause elle-même. Elle réduit la femme a une immonde imbécile irrespectueuse, vomissant son dégoût des hommes et prônant une liberté qui existe depuis des années. La justice, (déjà dans sa grande clémence), la condamne à un mois de prison avec sursis et 2000 euros d’amende… Point trop n’en faut! 

 

Aujourd’hui, les féministes sont devenues des misandres quand il s’agit de s’attaquer aux valeurs traditionnelles des pays et notamment les religions, mais elles sont des pleutres quand il s’agit de s’attaquer aux conséquences de l’islam sur la vie des femmes.

- Des manifestations pour la liberté de porter le voile, mais pas un mot pour Chahinez assassinée par son mari, brulée vive sur un trottoir à Mérignac. Elle voulait vivre « à la française »…

- Pas une prise de position pour les femmes défigurées à l’acide par leur mari ou leur frère parce qu’elles aspirent à une vie occidentale.

- Pas une manifestation contre la burqa, qui cherche a effacer le corps des femmes sous des draperies dignes du moyen-âge.

- Pas de condamnation des propos de Tariq Ramadan pour la lapidation des femmes.

- Pas une once de réaction à l’apostasie, la discrimination des femmes dans l’islam, l’excision, les mariages forcés, etc…

- Pas de prise de position sur la marchandisation du corps des femmes qui revient à acheter et réduire la vie à la même importance qu’un achat de voiture ou de maison.

 

Ces militantes sont plus proches de l’indignation à deux vitesses que de la défense des droits des femmes. Elles ne donnent aucun horizon à celles qui voudraient être défendues dans leur chair, pour ce qu’elles sont réellement: des femmes, des mères, des soeurs, des amies, des esprits pensants et de belles âmes.

A la gauche de l’échiquier politique français, se complaisent des féministes intersectionnelles toujours promptes à défendre l’indéfendable.

Les féministes universalistes quant à elles, auront toujours le dernier mot. Elles remettent la femme à la place qui lui revient de droit: l’égale de l’homme.

En 1793, Olympe de Gouges qui apportait son soutien aux girondins, fut guillotinée. Gageons que ce combat n’aura pas de fin.

Jacline Mouraud, entrepreneur, étincelle des gilets jaunes, candidate à l'élection présidentielle de 2022. Auteur de « Jaune...Et après? » Editions Télémaque 


Actualités