Enfants : sacrés ou sacrifiés ?

Après que mai 68 ait érigé les « enfants-rois », le combat pour les jeunes semble fini. On aurait pu penser que les enfants étaient devenus sacrés. C’est tout le contraire. Les « progressistes » sont passés à autre chose : avec un tel conformisme éducatif, rien d’étonnant au fait que ces générations ne soient plus centrées que sur elles-mêmes. Si la société évolue depuis des décennies en piétinant allègrement la jeunesse et l’enfance, la « crise » actuelle sonne pour elles comme un nouveau sacrifice.
 Enfants : sacrés ou sacrifiés ?

Au fil du temps, la Société s’approprie les enfants.

Aujourd’hui, on n’entend plus guère de récriminations contre les attaques dont la jeunesse est victime… Certes, il est de bon ton de s’offusquer ouvertement de voir des enfants mis au travail dès le plus jeune âge, mais cela concerne des pays bien loin du nôtre. Le discours public se fait déjà plus ambigu quand il s’agit de pédophilie, localement, impliquant des personnalités politiques, religieuses, médiatiques... Et bien peu nombreux sont ceux qui luttent contre l’exposition des enfants à la pornographie et autres incitations à la violence, directement ou avec la complicité des réseaux sociaux. Il est d’ailleurs plus important pour la Nation qu’un jeune attende 18 ans pour conduire que pour soumettre son corps et ses sentiments, bien souvent encore immatures et immodérés, au bon vouloir d’adultes sournois et manipulateurs.

Au contraire, depuis 1968, enfants et jeunes gens sont priés de rentrer dans le rang, à marche forcée. Le rang qui les contraint d’abord aux droits des adultes et à leur volonté. Le rang maintenant établi pour eux par la « Société Ouverte ». Le rang édicté par les Gouvernants, relayé en boucle par les médias et les réseaux sociaux…

Avortement jusqu’au terme, PMA, déconstruction de l’altérité parentale, manipulation embryonnaire, DPI, mission 1000 jours, instruction en famille, culpabilisation historique, sexualité, … : en tout point l’Etat entend prendre le contrôle de la jeunesse, faisant fi de toutes les contradictions sociales, sanitaires et écologiques. Juste pour satisfaire l’économie de marché et quelques puissants lobbies.

En quelques questions se révèle toute la perversité de cette politique « enfanto-destructrice » :

Ø Qu’est-ce que la jeune génération : l’avenir du monde, ceux qui feront mieux que nous, mieux que les générations précédentes ? un vivier de citoyens consommateurs ? une nuisance écologique ?

Ø Qui peut naturellement envisager un enfant : un couple hétérosexuel ? une ou des femmes ? un ou des hommes ? une entreprise ?

Ø Quel est le meilleur préalable à l’accueil d’un enfant : éprouver un amour fécond, ouvert à la vie ? avoir un portefeuille bien garni et un bon avocat ? obtenir l’aval des pouvoirs publics ?

Ø Qui peut concevoir un enfant : une femme et un homme ensemble ? un mort ? un laboratoire ?

Ø Quel enfant à droit de naître : tout enfant, quels que soient le contexte familial et ses fragilités ? uniquement ceux sélectionnés par « l’accueillant » et validés par la Société ?

Ø Comment doit être éveillé un enfant au respect de l’autre : par une maman et un papa dans l’altérité respectueuse femme/homme ? par une société castratrice basée sur le relativisme béat et l’idéologie du genre ?

Ø A qui échoit essentiellement l’éducation des enfants : leurs parents ? un Ministère ? des « éducateurs » dûment habilités ?

 

A chacun de ces items, les dirigeants politiques apportent les réponses les plus transgressives. Donc les plus agressives envers les enfants. Et ce n’est certainement pas fini.

La folie sanitaire mondiale accélère la destruction de l’enfance et de la jeunesse.

Le coronavirus permet de pilonner encore nos enfants, de les stigmatiser, de les réduire, de les contraindre toujours plus au « bon vouloir » des « grandes personnes ».

Comme pour sceller la rupture du lien intergénérationnel, on a d’abord recommandé aux grands-parents de ne plus s’approcher d’eux, de ne plus aller les chercher à l’école, qu’ils ne viennent plus dans les EHPAD. L’Etat a décidé pour nous : il vaut mieux mourir seul et sans COVID que malade et entouré des siens. Il vaut mieux laisser les enfants se morfondre devant un écran toute la journée : même s’ils ne courent, eux, aucun risque, les « grands » imposent leur privation de liberté.

A l’école, on prépare aussi la vaccination en masse et la mise à l’écart des enfants non vaccinés. A partir de 12 ans, le consentement d’un seul parent suffit : avec tous les couples séparés, c’est d’autant plus de « chances » pour l’Etat qu’au moins un des deux parents soit d’accord ! Même si pour accomplir son devoir civique il faut être adulte, en revanche, pour offrir son corps à la science, pas besoin de la majorité : à 16 ans, le consentement de l’enfant suffit ! Exit les parents.

De plus, les aspirations bienveillantes, spirituelles ou religieuses des jeunes âmes influençables sont elles-aussi troublées : l’Eglise actuelle, par exemple, ressemble plus au porte-voix d’une mondialisation fraternelle qu’à un guide pour discerner et grandir par le Christ et son Evangile. Quand Monseigneur Slawomir Oder, postulateur de la cause de canonisation de Jean-Paul II, rappelle le fameux « N’ayez pas peur » du défunt Pape qui a eu tant d’écho auprès des jeunes, le Pape François nous exhorte, lui, à considérer que « se ‘vacciner’ est un acte d’amour », à l’instar du Comité d’éthique protestant évangélique. Comment s’y retrouver ?

Des « vaccins » tueurs d’enfants pour satisfaire les adultes.

On pensait que les « gestes barrières » et la « distanciation sociale » voire les « confinements » nous sauveraient. Ils sont vains. Et sans doute pas assez dirigés contre les enfants. Il fallait donc à tout prix créer des « vaccins ».

Réalise-t-on déjà que ces « vaccins » conçus à partir de cellules de foetus volontairement avortés, portent déjà en eux-mêmes cette ignominie envers les enfants ?

Et comme si cela ne suffisait pas, l’incitation vaccinale par les Etats est telle qu’elle crée une pénurie de matières premières et des retards de vaccination pour d’autres maladies infantiles, beaucoup plus létales et invalidantes! Pour les laboratoires, aucune hésitation : les juteux contrats COVID passés par de puissantes Nations pour apaiser des peuples apeurés, égoïstes et manipulés, valent bien mieux que la vie et la santé de milliers d’enfants de pays « défavorisés ». L’OMS ne devrait-elle pas aller jusqu’à dénoncer la complicité des pays dans cette infanticide de masse ?

Effets secondaires,… pour qui ?

Face à une maladie quasi sans dommage, on fait prendre des risques à nos enfants en bonne santé au nom d’un « bénéfice », si faible soit-il pour des adultes en bonne santé, dans une indifférence

quasi-générale. La mauvaise foi des « covidistes » est d’ailleurs sans égale : autant, pour eux, il faut faire confiance aux pouvoirs publics et aux professionnels de santé lorsqu’ils déclarent un mort du (ou avec ?) COVID, autant il ne faut pas leur faire confiance quand ils déclarent des suspicions à la pharmacovigilance officielle. On ne va donc pas leur faire le plaisir de commenter en détail les chiffres officiels de l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) ni ceux de la mortalité liée au COVID des enfants et des jeunes.

Cela est d’autant moins nécessaire que ni l’EMA (Agence Européenne du Médicament), ni les laboratoires eux-mêmes ne nient les risques de myocardites et de péricardites chez les personnes de moins de 30 ans, notamment. Sans complexe, experts et commentateurs le disent sur les plateaux TV ou les réseaux sociaux. Pourtant ils nous martèlent, en fidèles porte-paroles du Ministère des Solidarités et de la Santé, que « les avantages du vaccin continuent de l’emporter sur leurs risques » en permettant « [d’] atteindre le plus rapidement possible l’immunité collective » et pour retrouver une « vie normale ». Balivernes ! Pour qui donc, ces « avantages » ? Comment évaluer une « immunité collective » quand on ne veut pas d’abord détecter ceux qui ont déjà naturellement développer leur défense face au COVID ? Une vie normale, c’est-à-dire sans masque ni « gestes barrières » ?

Et nous ne parlons même pas ici de doutes scientifiques et de témoignages de médecins de France et d’ailleurs au sujet des perturbations menstruelles de jeunes filles, des avortements spontanés et des risques sur la stérilité : y aurait-il meilleur moyen de limiter et de faire contrôler les naissances par l’Etat en favorisant encore le business de la fertilité ? La boucle sera alors bouclée : les enfants deviendront l’instrument de la République : les jeunesses macroniennes sont en marche !

En clair, pour nos gouvernants, l’industrie liée à la santé et la plupart des français, l’intégrité et la santé des jeunes et des enfants sont considérées comme secondaires… C’est tout simplement inadmissible !

****

« L’enfant doit être notre souci. Et savez-vous pourquoi ? Savez-vous son vrai nom ? L’enfant s’appelle l’avenir » nous dit Victor Hugo. En en faisant un objet de caprice extra-naturel, un matériau de laboratoire sélectionné, un bien de consommation normé, un citoyen formaté, quel espace de liberté notre Société veut-elle donc laisser à nos enfants, à notre avenir ? Alors par-dessus tout, protégeons notre avenir, protégeons nos enfants.

Loïc du Pontavice


Actualités