La Pologne et la Lituanie face aux migrants

La Pologne et la Lituanie sont confrontées à un afflux de migrants illégaux. Ces migrants pour la grande majorité en provenance d'Irak et d'Afghanistan sont lâchés par le régime biélorusse de Loukachenko.
 La Pologne et la Lituanie face aux migrants

On se demande bien par quel chemin sont-ils passés et qui leur a donné les moyens d'arriver en Biélorussie ?

En mai dernier, le président de Biélorussie avait menacé de lâcher les migrants sur l'Union européenne en réponse aux sanctions. C'est chose faite ! 

La Lituanie est la première touchée près de 4 000 migrants ont franchi la frontière avec la Biélorussie 40 fois plus que les années précédentes annonce le ministère de l'Intérieur lituanien. 

L'armée biélorusse leur aurait facilité le passage. 

Aujourd'hui, la Pologne se retrouve dans la même situation. Depuis début août d'après le rapport du ministère de l'Intérieur polonais de la mi-août, ce sont 1900 migrants illégaux, qui se sont massés à la frontière polonaise. 760 individus ont réussi à passer et ont été conduits vers des centres de rétention. 

Face à cette tentative de déstabilisation, le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a déclaré que : " La Pologne ne cède pas. La Pologne réagit de manière ferme. Aujourd’hui, notre frontière est gardée non seulement par les gardes-frontières, mais aussi par l’armée, précisément pour empêcher M. Loukachenko d’instrumentaliser tout ce problème des réfugiés ou migrants."

En effet, aujourd'hui, les gardes-frontières et l'armée sont mobilisés et ont en face d'eux côté biélorusse l'armée biélorusse et des milices pro Loukachenko.

Le gouvernement polonais a décidé d'ériger un mur de barbelés à la frontière avec la Biélorussie. Construction qui a déjà débuté et qui doit couvrir les 418 kilomètres de frontière. 

Les migrants tentant de pénétrer clandestinement en Pologne, se retrouvent en étau dans un no man's land entre les deux pays. 

Les réactions de la gauche polonaise, de la PO de Tusk à Lewica version polonaise de LFI, ne se sont pas faites prier. De l'indignation de plateaux de télévision la main sur le cœur aux préparations de colis alimentaires, dont certains contenaient des préparations à base de porc (cocasse pour des migrants musulmans) aux ridicules qui sont allés camper à la frontière en solidarité et ceux qui ont donné duvets, vêtements aux malheureux à l'instar de l'activiste féministe Marta Lempart plantant sa tente. 

Toujours plus dans l'outrance, une journaliste de gauche Anna Pamula a déclaré que, "si la Pologne accueillait 7 000 migrants, que si parmi eux un se faisait sauter tuant 10 Polonais, on devrait se réjouir d'avoir sauvé la vie à 6 999 migrants fuyant la guerre et la misère." 

Sans parler du député de la PO Władysław Frasyniuk qui a insulté les soldats polonais empêchant les migrants de passer. Il les a traité de "śmieć" (ordures). Paroles qui ont provoqué un tollé en Pologne jusqu'au Président Andrzej Duda qui, demande que ces propos ne restent pas impunis. 

Une gauche polonaise qui oublie, que le PiS a gagné les élections en 2015 notamment grâce la question migratoire et la relocalisation de migrants voulues par l'Allemagne et l'UE. 

Le commissaire européen Peter Stano dans une interview avec PAP (AFP polonaise) dénonce une instrumentalisation honteuse des migrants et apporte son soutien à la Pologne et à la Lituanie.

Le 24 août 2021, l'ONU appelle la Pologne a cessé le blocage des migrants. Ce que semble oublier l'ONU c'est justement que, la Pologne n'est pas signataire du Pacte de Marrakech sur les migrations et que la Pologne est déterminée à tenir son rôle de gardienne de la frontière est de l'Union européenne. 

Notons que le 2 août dernier le FMI a octroyé un prêt de 925 millions de dollars à la Biélorussie en droit de tirage spécial. Ce qui monte les réserves de devises de la Biélorussie a 8,3 milliards de dollars. 

Ce prêt n'est pas conditionné au respect des "Droits de l'Homme" comme le rapportent le journal économique lituanien Verslo zinios et Courrier International du 25 août 2021  

La Pologne ne doit pas céder au chantage aux migrants des autorités biélorusses.

Une situation, qui met le gouvernement polonais face à un engagement pour lequel il a été élu. 

Une situation, qui va plonger la Pologne dans une guerre hybride avec la Biélorussie. 

 

Florian Marek


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