On ne peut à la fois réprouver les Talibans et favoriser l’Islam chez nous

Pour ne pas renier leur propagande sur un islam compatible avec la démocratie, religion de paix et d’amour, les médias progressistes utilisent la détresse de milliers d’Afghans voulant fuir le régime des Talibans, afin de nous conter une histoire qui n’a pas grand-chose à voir avec la réalité.
 On ne peut à la fois réprouver les Talibans et favoriser l’Islam chez nous

D’abord rappelons l’évidence : les Talibans ne sont pas une force d’occupation, c’étaient les Américains qui l’étaient. Les Talibans sont des Afghans.

Nombreux sont les témoignages d’occidentaux ahuris de voir les Talibans entrer dans les villages en libérateurs. Quand on écoute les Afghans, ils sont quasi unanimes à dire que le peuple afghan souhaitait le départ des troupes américaines. Les Talibans étaient là avant les Américains et ils sont là après eux, uniquement parce que les Afghans ne sont pas contre. Qui peut croire que ce peuple de guerriers qui a battu les empires britanniques, soviétiques et américains serait devenu, tout d’un coup, un peuple de petits agneaux apeurés par une petite minorité d’islamistes radicaux?

A en croire les médias occidentaux ce pays plus grand que la France a été repris en 100 jours et son peuple de 37 millions d’habitants asservi par un petit groupe de barbus moyenâgeux en sandales.. Et ce face à une armée, suréquipée par les Américains, qui avait pour mission de défendre son peuple face à des barbares.. Soyons sérieux cette histoire est une fable.

La réalité est que le régime qui avait été mis en place par les Américains était ultra-corrompu et considéré comme à la botte des « infidèles » non seulement par les Talibans mais aussi par tous les Afghans. Ce que soulignent très peu les médias c’est que les Talibans, eux, sont considérés comme des hommes de foi pour qui l’argent n’est pas la valeur suprême. La « légende » veut qu’en 1994 les Talibans prennent les armes pour défendre la population suite aux viols et meurtres de 2 filles par un chef de bande, puis la mort d'un jeune homme disputé entre deux chefs de bande. De 1996 à 2001, quand les Talibans étaient au pouvoir ils se sont attaqués avec succès à la production d’opium/héroïne. Sous les Talibans elle était de moins de 35 tonnes, alors que sous les Américains elle atteignait les 9000 tonnes. Les Talibans c’est le retour de l’ordre, quand ils entrent dans une province ils mettent fin à l’anarchie, la loi du plus fort et appliquent la charia.

Selon le Coran (qui est la parole de Dieu pour les musulmans) la charia est la voie à suivre pour les musulmans, ce sont les normes qu’ils doivent respecter, dans la vie publique et privée. Certaines de ces normes sont incompatibles avec la liberté d'expression, la liberté de croyance, la liberté sexuelle et la liberté des femmes, mais ces normes sont la volonté de Dieu pour les musulmans.

Or 99% de la population afghane est musulmane. Pour les plus de 70% de la population afghane vivant à la campagne, la grande majorité des lois des Talibans ne sont pas de nouvelles contraintes, elles sont dans les mœurs depuis longtemps, elles ne changent rien. Mieux même, les Talibans contraignent les élites qui s’exonéraient de ces règles, contrairement au commun des mortels, à se soumettre à la charia. Selon un rapport de 2013 du Pew Research Center, 99% des Afghans sont pour l'application de la charia et 85% sont pour la lapidation des femmes adultères. Certes ce sondage à 10 ans et la majorité des personnes sondées sont des hommes, du fait des us et coutumes afghans qui permettent difficilement d’interroger les femmes en toute liberté. Mais cela donne une tendance lourde. Ce qui pour nous sont d’horribles pratiques, ne sont que l’application des préceptes de l’Islam pour les Afghans. Pour nombre de musulmans de notre époque c’est une application rigoriste, voire extrémiste, mais c’est l’Islam qu’appliquait le prophète Mahomet en son temps. Et d’ailleurs le peu de manifestations dans le monde musulman au sujet de l’Afghanistan, sont pour soutenir l’arrivée au pouvoir des Talibans.

Bien sûr, on ne peut et doit pas rester insensible face à la barbarie de ce régime moyenâgeux. On ne peut nier que les Afghans ayant aidé les forces occidentales (considérées comme des occupants et des infidèles par la très grande majorité de la population) seraient en très grand danger s’ils restaient en Afghanistan. Et que dire des Afghanes, qui juste parce qu’elles sont nées femmes, sont persécutées ? Pourquoi plus de 80% des migrants afghans sont des hommes et non des femmes? Si les Afghans étaient blancs et chrétiens nos féministes professionnelles demanderaient pourquoi l’on accueille majoritairement les bourreaux et non les victimes. Et elles n’auraient, pour une fois, pas complètement tort. En effet, selon le journaliste du Figaro Eric Zemmour les taux de criminalité, notamment les viols, chez les migrants afghans hommes, seraient des plus élevés.

L’on pourrait proposer d’accueillir toute femme fuyant ce pays. Mais dans ce cas il serait inhumain de les séparer de leurs enfants, et comment séparer les enfants de leurs pères ? De bons sentiments en bons sentiments nous arriverions aux politiques actuelles d’accueil des migrants et de leurs familles larges qui vont des grands-parents, aux enfants, jusqu’aux frères et sœurs. Puis, du fait que dans ces pays les administrations sont corruptibles et qu’un cousin est comme un frère, des clans entiers vont être « importés ». Ces personnes pratiquant un islam moyenâgeux vont être installées dans des banlieues occidentales pauvres où déjà plus 50% de la population est musulmane. Vous me direz que l’on pourrait les mettre dans des quartiers favorisés et non musulmans ? Oui, c’est ce que l’on dit toujours et qui n’est jamais fait. De plus, les êtres humains en général préfèrent aller dans les communautés qui leur ressemblent le plus. Aussi, soyons réalistes : l’occident a déjà assez de problèmes avec des quartiers où est implanté un islam de plus en plus rigoriste, nul besoin d’y ajouter des populations respectant un islam des origines..

Le plus "drôle" sera que cet islam sera défendu chez nous, au nom de la diversité, par les mêmes médias, « intellectuels » et élus qui le condamnent en Afghanistan. La burqa en Afghanistan c’est mal, mais en occident cela fait partie de nos fameuses « valeurs » et notre « honneur » de l’accepter. Comment refuser de voir que deux civilisations aussi différentes que les nôtres sur le même territoire ne peuvent que créer des frictions, puis des affrontements ? C’est humain, c’est tragique, c’est l’histoire de l’humanité depuis des siècles. Le dénier est d’une folie sans nom.

Devrions nous accueillir a minima les opposants au régime ? Lesquels ? Les Afghans liés à l’organisation terroriste « Etat islamique » (Daech) qui sont un des principaux groupes opposés aux Talibans ? Les démocrates et toutes les opposantes politiques qui veulent fuir? Oui sûrement, ils sont tellement peu nombreux. Mais il faudra être plus sélectif que nous l’avons été avec les plus de 100 000 Afghans que les occidentaux ont évacué de Kaboul en août et qui ont été triés sous la supervision des Talibans. Qui peut être assez naïf pour croire que les nouveaux maîtres de Kaboul n’ont pas placé, parmi eux, des cellules dormantes terroristes pour, le cas échéant, faire pression sur nos états ? Déjà sur les plus de 2000 Afghans évacués par les forces françaises en août, 4 ont été repérés par Paris comme proches des Talibans. Du fait des traités internationaux la France ne peut les renvoyer contre leur gré et est obligée de les garder à ses frais.

Que faire me direz-vous ? Pour le présent il n’y a que de mauvaises solutions, mais pour le futur évitons de renouveler nos erreurs. On ne peut imposer la démocratie à un peuple qui n’en veut pas. On ne peut implanter la démocratie dans des pays qui n’ont pas de réel Etat. Or, pour construire un Etat il faut un pouvoir fort au début. A chaque fois que nous intervenons dans un pays musulman nous affaiblissons cet état. A chaque fois que nous empêchons les islamistes d’arriver au pouvoir, nous empêchons la charia et donc un certain début d’état de droit de prendre forme. A chaque fois que nous intervenons dans ces pays à la civilisation différente, nous ne pouvons qu’être pris pour un corps étranger et donc créer une réaction de rejet instinctive. A chaque fois que nous intervenons dans un pays à la culture islamique, nous lui faisons perdre du temps dans le long processus de mise en place d’une démocratie. Nous devons cesser de faire le gendarme dans les pays musulmans, cela les déstabilise et crée des crises migratoires qui nous déstabilisent ensuite. Enfin il faut arrêter de nous mentir : condamner les Talibans, c’est forcément condamner la charia, le Coran et donc l’Islam.


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