Covid 19 : le coût de la politique d’Emmanuel Macron

« Diviser pour régner » provient du latin « Divide ut regnes ». Cette locution désigne la stratégie politique visant à semer la discorde en fracturant les éléments d’un tout pour l’affaiblir. Emmanuel Macron l’a bien compris.
 Covid 19 : le coût de la politique d’Emmanuel Macron

On retrouve cette locution dans l’œuvre de Nicolas Machiavel, théoricien et politicien italien, auteur du « Prince », et qui a théorisé le désormais célèbre « divide et impera » : divise et règne. C’est « l’art de la conquête et de la conservation du pouvoir, en se fondant sur la manipulation des sentiments humains et populaires ».

Voilà qui peut nous éclairer sur la stratégie vaccinale d’Emmanuel Macron.

C’est sur cette stratégie de fracturation qu’il pense édifier, non pas tant une société immunisée du Covid, objectif qui est un leurre, que sa propre réélection. Finalement, c’est toujours dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Et en l’occurrence ici, la soupe, c’est le maintien au pouvoir.

Cependant, cette stratégie machiavélique a un coût : il faut se pencher sur les conséquences qu’elle induit pour les français, concrètement, dans leur vie, professionnelle, familiale et amicale. Et c’est là que nous mesurons l’ampleur du plan de déstabilisation psychologique mené.

La France est clairement fracturée, en deux camps. Une barrière symbolique infranchissable s’est dressée entre les gens vaccinés qui croient continuer à vivre la vie d’avant, et les non vaccinés, qui sont exclus de toute une série de pans essentiels de la vie en société : la vie festive, culturelle, exclus des transports, des restaurants et même des bibliothèques. Le virus de la bêtise est à coup sûr plus toxique que la lumière de l’intelligence.

Au-delà de l’injustice manifeste qui frappe ces nouveaux parias de la société, injustice qui hélas n’a pas l’air d’émouvoir les « 50 millions » de vaccinés (dont le consentement a été le plus souvent arraché sous la contrainte) , c’est aussi la vie relationnelle de ces personnes qui est gravement impactée.

Les familles sont fracturées, les couples sont fracturés. Les anathèmes pleuvent dans les discussions, entre les vaccinés, porteurs des lumières de la civilisation et du progrès sanitaire, et les non vaccinés, les récalcitrants, ces ignorants sous-cultivés victimes des réseaux sociaux et de leurs fake news. Si tel membre d’une famille élargi est le seul non vacciné, il devient à coup sûr le bouc-émissaire de tous les autres. C’est le mimétisme de René Girard, l’alliance du groupe contre celui qui les gêne.

Naît alors un sentiment d’intense solitude, solitude dans le couple, exclusion et persécution en famille, solitude dans la société elle-même, qui n’offre plus les libertés qu’elle était censée garantir aux citoyens, « sans distinction de race, de culture, de religion ou d’opinion ».

Qui paiera les dégâts de cette casse psychologique ?

Certes pas Emmanuel Macron, qui, au contraire, voit dans ces dégâts collatéraux l’opportunité de se maintenir au pouvoir.

Ce qui est clair est que sa gestion de la crise, au-delà du scandale lié au hold-up des libertés civiles, génère une véritable catastrophe dont le coût humain sera difficile à chiffrer.

 

Sabine Faivre


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