Hallucinante propagande anti Pologne dans Libération au sujet de l’IVG

Libération publie ce jour un dossier intitulé « IVG : ces françaises obligées d’avorter à l’étranger », pour commémorer la « journée mondiale du droit à l’avortement », ce 28 septembre.
 Hallucinante propagande anti Pologne dans Libération au sujet de l’IVG

Ce dossier qui se veut totalement impartial, compile un mélange de poncifs, de fake news et d’aberrations qui, j’espère, feront réagir les différents pays visés.

Un pays en particulier se trouve dans le viseur de la journaliste Nelly Didelot : la Pologne. Elle rédige un article avec le titre suivant :« En Pologne, la détresse des « cercueils vivants ».

Un titre provocateur et pour le moins surréaliste, compte tenu du sujet.

Elle fustige la loi polonaise, qui imposerait aux femmes un régime inhumain, en interdisant  l’avortement, en dehors de deux exceptions : lorsque la vie de la mère est en danger et lors d’une grossesse consécutive à un viol.

Elle dénonce le taux « infime » d’avortements, 1076 selon les chiffres, pour un pays de 38 millions d’habitants. Selon elle, citant l’ONU, 80 000 à 180 000 femmes auraient néanmoins recours à l’avortement, à domicile ou en se rendant à l’étranger.

Selon elle, le drame résiderait également dans le fait que les femmes seraient contraintes « de mener leur grossesse à terme », mais également, qu’en cas de détection de maladie comme la Trisomie 18, ou de malformation tardive, il leur soit impossible de mettre fin à la grossesse. Ces femmes auraient donc peur de se transformer en « cercueils vivants » : que faudrait-il donc « préférer » : un décès accidentel mais naturel du fœtus in utero, ou une piqure intra cardiaque entraînant volontairement sa mort ? Nelly Didelot a semble-t-il tranché.

La chirurgie prénatale ne semble pas être une option envisageable selon elle, ni même être intégrée à l’éthique du soin. Mais n’est-ce pas la vocation de la médecine que de soigner ?

C’est pourquoi le terme « cercueil vivant » utilisé dans le titre est particulièrement choquant. Il est probable que les femmes qui ont vécu le drame de la mort brutale de leur bébé in utero le ressentiront comme une immense violence psychologique.

Et que dire du vécu psychologique des femmes qui ont avorté ?

L’article se termine par le témoignage d’une femme polonaise dont le fœtus était atteint de cyclopie, et pour lequel elle ne pouvait pas demander d’IMG, alors que le fœtus ne survivrait pas. Le médecin lui aurait dit : «  vous ne pouvez rien faire, à part mener la grossesse à terme ».

La journaliste semble s’offusquer d’une telle impossibilité. Certes ces situations sont de véritables drames, et on imagine la détresse de cette mère. Mais l’enjeu n’est il pas plutôt dans l’écoute et l’accompagnement, plutôt que dans le fait de précipiter la mort d’un enfant in utero, simplement parce que ses jours sont théoriquement comptés ?

Finalement, réjouissons-nous du taux infime d’avortements pratiqués en Pologne. Réjouissons-nous de cette politique qui fait le choix de protéger chaque vie humaine.

En France, c’est un changement de paradigme complet qu’il faudrait pour parvenir au même résultat, en commençant par une révolution de la conscience.

Sabine Faivre


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