Le numéro 2 de LREM, Jean-Marc Borello, compare 15% des Français qui soutiennent Eric Zemmour à la Peste brune.

Le numéro 2 de LREM, Jean Marc Borello, vient de se distinguer dans l’analyse politique de l’électorat pro Zemmour. Attachez vos ceintures, ça envoie du lourd.
 Le numéro 2 de LREM, Jean-Marc Borello, compare 15% des Français qui soutiennent Eric Zemmour à la Peste brune.

Plus c’est gros, plus ça passe. Mais ce n’est pas franchement de la dentelle. Jean Marc Borello, en campagne pour son candidat unique, Emmanuel Macron, a ainsi déclaré, filant la métaphore du virus : «  ce matin ,j’ai découvert un virus nouveau, à 15 % du corps électoral, il se traduit par des désordres mentaux, un peu de machisme, un peu de racisme, un peu d’homophobie, mais , Olivier j’ai repéré la maladie et nous allons la combattre, ça s’appelle l’arrivée de la peste brune ».

Traduisez : les électeurs potentiels d’Eric Zemmour, estimé à 15% d’intentions de vote dans un dernier sondage, sont des déséquilibrés mentaux, des machistes, des racistes, des « homophobes », et pour résumer, de dignes héritiers du fascisme hitlérien : la peste brune, étant le surnom donné au nazisme par analogie à la couleur des chemises des SA ( section d’assaut du parti hitlérien, connue pour sa violence )

Tout cela, sous l’hilarité et les applaudissements. Elle est pas belle, la campagne d’Emmanuel Macron ?

Evidemment, l’argumentation est assez limitée, elle se résume en réalité à des propos diffamants, mélange de mépris envers le corps électoral mentionné, de violence haineuse : tout ceci se faisant passer pour de l’humour du plus haut niveau.

De tels propos auraient été tenus par des gens de droite, nous aurions eu immédiatement les sbires de la pensée unique les qualifier d’odieuse incitation à la haine, de propos nauséabonds rappelant les heures les plus sombres de l’histoire etc

Dans l’autre sens, ça passe, c’est politiquement correct.

Evidemment, nous pourrions rétorquer que demander une régulation de l’immigration, ce n’est pas du racisme, c’est du réalisme ; que refuser la propagande LGBTQ dans les écoles primaires, c’est du bon sens car l’école est un lieu d’apprentissage des savoirs fondamentaux et non de diffusion des idéologies sexuelles, quant au « machisme » supposé, aux analogies avec le fascisme et les chemises brunes, là, ça nous dépasse – depuis quand est il interdit de parler de protection de l’enfant, de la famille et de l’identité culturelle de la France ?

Depuis quand est-il interdit de penser autrement qu’en terme relativiste, mondialiste, libéral-libertaire ?

Nous voyons bien ce que ça donne aujourd’hui : l’élite progressiste au pouvoir, les leaders du mouvement soixante huitard qui exigeait « l’interdit d’interdire », empêtrés dans les scandales sexuels et la corruption, les mêmes qui trouvent au pouvoir aujourd’hui, s’accrochant encore à leur vieilles lunes écolo-libertaires, et payés grassement par le contribuable.

Ceux-ci croient intelligent de répandre des amalgames indignes sur le dos des 15% d’électeurs qui n’en peuvent plus de ce système corrompu, qui a conduit la France à l’abîme moral, humain et spirituel où elle se trouve aujourd’hui.

Non, une chose est sûre : nous ne voulons plus de ce système. Et c’est que montre l’ascension fulgurante d’Eric Zemmour.

En tout cas, les propos de Jean Marc Borello auront eu au moins un mérite : montrer le vide de sa pensée.

 

Sabine Faivre


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