Carnet d'un Français réfugié en Pologne: Où sont les enfants?

Gdzie są dzieci (où sont les enfants) ? On peut lire ces mots dans la presse et sur les réseaux sociaux polonais depuis quelques semaines. Plus précisément, depuis que les officines progressistes ont essayé de nuire au gouvernement en place à Varsovie en utilisant l'image de jeunes enfants de migrants bloqués à la frontière.
 Carnet d'un Français réfugié en Pologne: Où sont les enfants?

Cette stratégie a comme un goût de réchauffé. C'est la même qui a fait perdre au peuple français toutes envies de préserver sa Nation depuis 40 ans : déplacés africains, réfugiés afghans, migrants syriens, corps squelettiques, yeux vitreux, cadavres violacés, cyniquement saupoudrés de nounours en peluche. Le principe est simple : si la cause n'arrive pas à émouvoir par sa seule nature, si les gens doutent, si les défenses immunitaires ne cèdent pas... Balancez les photos d'enfants! Le cas échéant, joignez le bulletin de votre parti ou le RIB de votre association.

En France, on a même essayé de nous émouvoir pour accueillir les enfants des djihadistes de l'état islamique. Apparemment, quand des barbares haïssent notre civilisation et font n'importe quoi avec leur vie et celles de leurs enfants, c'est quand même à nous d'assumer.

"Où sont les enfants ?", c'est aussi la question qu'on se pose quand on voit des colonnes de migrants traverser l'Europe jusqu'à nos frontières, dont 99% sont des hommes en âge de se battre, avec montres, baskets dernier cri et smartphones. La presse progressiste aimerait vous faire croire qu'ils viennent pieds nus et contraints, mais hélas pour eux, ils partagent les détails de leur épopée conquérante sur Tik-Tok ou Instagram, pour venir de leur plein gré jusqu'aux frontières polonaises, tout sourire, imaginant que tout va bien se passer.

Le coup de la photo des enfants semble éculé, mais ça marche toujours aussi bien. Par expérience, quand on me dégaine ce genre d'image, je sens l'arnaque, et il suffit de creuser un peu pour découvrir la supercherie. Mais voilà le problème éternel : les gens ne creusent pas.

Comprenez moi bien : je n'ai aucune estime à priori pour les esprits vides, naïfs et distraits qui scrollent sur le net et tombent accidentellement dans la spirale de manipulation qui les amènera dans un même mouvement, tantôt à retirer un mouchoir d'une boîte de Kleenex, tantôt à mettre un bulletin "Le Parti du Bien" dans une urne. J'en veux moins au manipulé qu'au manipulateur, ces journalistes, militants et politiciens, qui en réalité se moquent des enfants.

Si c'était si important pour eux, ils commenceraient déjà par en avoir, ou par en vouloir. Or, au plus on est progressiste, et moins on veut en faire, avec l'éventail de prétextes pseudo-rationnels : écologie, économie, carrière, qui ne sont que des cache-sexe de l'individualisme.

De deux, ils n'auraient pas attendu que Lukashenko ouvre le robinet à migrants, et seraient déjà dans des associations d'aide à l'enfance autour de chez eux, car la misère ne manque nulle part.

De trois, on les entendrait hurler contre les pays qui en tuent 200 000 chaque année via l'avortement massif. La France, par exemple. Ces 200 000 cadavres d'enfants n'auront pas les gros plans enlarmés de Gazeta Wyborcza, dont bénéficient pourtant certains enfants fraîchement débarqués du sous-continent indien.

De quatre, ils s'inquièteraient de voir chez eux se reproduire le destin des enfants niçois, écrasés par un camion conduit par un migrant tunisien en situation irrégulière, ou bien le destin de Laura et Mauranne qui ont été égorgées à Marseille en pleine après midi par un autre illégal, ou encore la petite fillette Ebba Åkerlund, écrasée par un ouzbèke demandeur d'asile en Suède. S'inquiéter des enfants des autres c'est bien, commencer par les siens c'est mieux.

Charité bien ordonnée commence par soi même : vos enfants d'abord, puis ceux de vos amis, puis ceux de vos voisins, puis ceux de votre pays, et éventuellement des pays voisins. Et qui s'occupe du destin de ces enfants là ?

Nous, pas eux.

Paul Bartholomée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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