IVG et situation sanitaire : la fabrique du mensonge

La France, pays des droits de l’homme, s’émeut de 100 000 décès du Covid en deux ans. Mais qui se préoccupe des 220 000 avortements annuels ?
 IVG et situation sanitaire : la fabrique du mensonge

 

Alors que nous vivons asphyxiés par l’actualité sur le virus, par le décompte quotidien et anxiogène des contaminations, par les mises à jour des décès annuels dans les différents pays, on ne peut, malgré le caractère dramatique des morts recensées, que déplorer l’absence totale de recul et de mesure dans l’évaluation de la gravité de cette pandémie. La machine à fabriquer la peur est lancée à plein régime, avec son cortège de stigmatisations et de vindictes collectives.


Un média annonçait ce matin que la Pologne recenserait 100 000 décès liés au virus depuis le début de la pandémie. Un autre faisait le décompte quotidien des cas de contaminations, sans préciser que ces « cas » ne présentent que pas ou peu de symptômes et se guériront spontanément. Un autre enfin faisait état d’une explosion des recours aux tests, ceux-ci se trouvant désormais en rupture de stock dans les pharmacies. Sans préciser que dans 99% des cas, ces tests ne servent à rien sinon à alimenter la machine de la peur, arme redoutable de contrôle des populations.


Pendant ce temps-là, les autres sujets sont soigneusement mis sous le boisseau. Et à quelques jours de la Marche pour la Vie, nous ne pouvons pas ne pas évoquer l’effarante tragédie silencieuse que représente l’avortement en France.


La France, pays des droits de l’homme, s’émeut de 100 000 décès du Covid en deux ans. C’est terrible et doit être regardé avec attention, ne serait-ce que pour évaluer la part de responsabilité de l’Etat dans la survenue de ces décès. Les responsables devront rendre des comptes.


Mais qui se préoccupe des 220 000 avortements annuels ? Personne, ou si peu.
Parce que nous sommes dans une société qui a tout simplement perdu la boussole des repères : une société qui est prête à administrer des vaccins ( le Jansen en particulier ) fabriqués à partir d’embryons humains réduits à l’état de matériel de laboratoire, et ce dans l’espoir de «  sauver des vies ». Mais comment une telle imposture morale est-elle possible ? Il n’est pas possible de prétendre tuer l’un pour sauver l’autre. Cela ne peut pas marcher. Cela ne marche pas et ne marchera jamais. Aucun traitement à base de cellules d’embryon humain à ce stade n’a permis de guérir ou soigner qui que ce soit ni de guérir quelque maladie que ce soit.


La vie elle-même résiste au sacrilège.


Mais nous sommes stupéfaits de constater l’état d’aveuglement dans lequel se trouve une majorité de nos concitoyens, pour ne pas parler de nos propres familles. L’obscurcissement des consciences, dénoncé par le Pape Jean-Paul II dans l’encyclique «  Evangelium Vitae », a fait des ravages que nous observons aujourd’hui. Il l’appelait «  l’éclipse du sens de l’homme » : nous y sommes.


Pour la plupart, il n’est pas problématique de tuer un embryon humain, le dépecer pour lui prélever telle ou telle cellule de son corps en développement. Il n’est pas problématique non plus pour la majorité de l’éliminer s’il est malade ou handicapé, et ce, quel que soit le stade de son développement et de viabilité. Mais par contre, ce sont ces mêmes bonnes consciences, celles précisément qui voient l’avortement comme un « progrès », qui seront les plus promptes à s’insurger de l’absence de responsabilité citoyenne des non vaccinés, voire même à les comparer à des assassins en puissance. On n’est plus à quelques contradictions près. C’est sans doute une première dans l’histoire que de voir 6 millions de citoyens accusés de « crimes par omission » : on peut douter de la légalité de ces accusations, compte tenu du fait qu’un délit ou un crime a priori n’est passible de poursuites que sur une base factuelle, objective, et non sur des calculs de probabilités….


Sinon comment assurer la défense des droits des citoyens et de l’Etat de droit tout court ?


Et qui défendra les 220 000 embryons et fœtus humains supprimés chaque année, sans autre forme de procès ?


C’est un holocauste silencieux qui se produit, dans les hôpitaux, à l’abri des regards. Et ce ne sont ni les gants blancs, ni les paravents, ni l’asepsie morale qui règne partout, qui nous empêcheront de considérer cela comme le seul véritable scandale impardonnable de nos « démocraties ».

 

Sabine FAIVRE

 


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